La sous-préfecture de Daralabé, dans la préfecture de Labé, a accompagné le dimanche 20 septembre 2026 El Hadj Mamadou Alpha Kouraba Bah à sa dernière demeure. Décédé trois jours plus tôt à Conakry, l’ancien cadre de l’administration guinéenne a reçu un dernier hommage à la mosquée de Kouraba, avant son inhumation au cimetière de Hôré Wala.

La disparition d’El Hadj Mamadou Alpha Kouraba Bah, survenue le jeudi 17 septembre 2026 à 14 heures à l’hôpital Donka, à Conakry, des suites d’une courte maladie, a plongé la communauté de Daralabé, les amis et anciens collaborateurs dans la consternation. Né en 1954 à Kouraba, il est décédé à l’âge de 72 ans.
Après une prière funèbre à Conakry, la dépouille mortelle a quitté Bambeto, dans la commune de Ratoma, le samedi 19 septembre à 14 heures. Malgré une forte pluie qui s’abattait sur la capitale, le cortège a pris la direction de Kouraba, où il est arrivé à l’aube.
Un dernier hommage dans son village natal
Le dimanche 20 septembre, après la prière de 14 heures, la mosquée de Kouraba a été le théâtre d’un ultime hommage à celui que ses proches décrivent comme un homme profondément attaché et engagé pour son village natal et sa communauté.
Parents, amis, autorités locales, ressortissants et citoyens venus des six districts de Daralabé ont convergé vers Kouraba pour accompagner le défunt à sa dernière demeure. De fortes délégations venues des sous-préfectures voisines de Hafia, Garambé, Bantiguel, Diari et Timbi Madina ainsi que de la commune urbaine de Labé, ont également pris part aux obsèques.
Des délégations venues de plusieurs autres villes de Guinée, notamment Conakry, Pita, Kamsar, Mamaou et Coyah, ont également effectué le déplacement.
Après la prière funèbre, El Hadj Mamadou Alpha Kouraba Bah a été inhumé au cimetière de Hôré Wala. Il y repose désormais aux côtés de la mémoire de ses ancêtres, effectuant ainsi son « dernier voyage sans retour », à l’image de son défunt père, l’imam El Hadj Mamadou Kassa Bah.
Un homme engagé pour Kouraba et Daralabé
Au-delà de sa carrière professionnelle, c’est surtout son engagement en faveur du développement de son terroir que la population retient aujourd’hui.
El Hadj Mamadou Alpha Kouraba Bah avait contribué à plusieurs initiatives locales, notamment la création du marché de Kouraba, la reconstruction de la mosquée de Dara Centre, la rénovation de la mosquée de Kouraba, l’aménagement du terrain de football, la mise en place de l’école franco-arabe et la construction du deuxième bloc de l’école primaire, la construction du poste de santé de Kouraba, la construction du pont de Garambé et le lotissement du village de kouraba pour ne citer que ça.
Il avait également participé à l’introduction du téléphone fixe à Daralabé et à l’installation des premiers panneaux solaires à Kouraba. Dans le domaine agricole, il s’était investi dans la sécurisation des exploitations à travers la clôture des champs et l’installation de grillages.
Son engagement communautaire s’était encore illustré quelques jours avant sa disparition. Selon un ressortissant de Daralabé, il avait personnellement contribué à la cotisation de Daralabé destinée à l’Association pour le développement de la préfecture de Labé (ADPL).
Un parcours au service de l’administration Guinéenne
Sur le plan professionnel, le défunt a servi l’administration guinéenne à plusieurs niveaux de responsabilité notamment au Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat. Ingénieur de suivi de la construction du palais des nations avec la Yougoslavie pays ami de la Guinée, puis administrateur du mémé palais à la fin des travaux. Il a occupé les fonctions de Directeur National par intérim de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Construction, ainsi que celles de chef de division de l’Habitat et chef de division Construction de la même structure.
Mais à Daralabé, son souvenir restera surtout associé à son implication dans les affaires communautaires et aux différentes initiatives qu’il a soutenues pour améliorer les conditions de vie des populations.
El Hadj Mamadou Alpha Kouraba Bah laisse derrière lui deux épouses et trois enfants, dont une fille.
À Kouraba, les prières et témoignages se poursuivent autour de sa mémoire. Avec sa disparition, Daralabé perd un fils dont le parcours professionnel et l’engagement communautaire auront marqué plusieurs générations.
Mamadou Aliou Barry
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