Face aux inquiétudes et aux interrogations suscitées par la demande récente d’un rapport financier aux associations de presse, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a tenu à remettre les pendules à l’heure. Lors d’une conférence de presse animée ce vendredi 28 août 2026 à son siège, le président de l’institution, Boubacar Yacine Diallo, a balayé toute idée de bras de fer ou de mesure punitive.
Une condition stricte du ministère des Finances
Le président de l’organe de régulation s’est voulu rassurant : le courrier adressé aux responsables associatifs n’a rien d’une surprise. Il s’agit simplement de l’application rigoureuse des directives financières adoptées par le ministère des Finances depuis 2025. Désormais, la règle du jeu est claire pour tous : la justification des fonds reçus lors de l’exercice précédent est la condition sine qua non pour obtenir le déblocage de l’enveloppe suivante.
Cette exigence de reddition de comptes avait déjà prévalu pour la subvention 2025, exercice au cours duquel les services financiers de la HAC avaient soutenu les associations pour finaliser leurs bilans et accélérer les versements.
Accompagnement administratif, pas de contrôle policier
Invoquant une volonté de transparence totale, Boubacar Yacine Diallo a réaffirmé la neutralité absolue de la HAC dans la répartition des ressources. Rappelant que les associations jouent le rôle d’intermédiaires vers les médias bénéficiaires, il a exclu toute velléité d’ingérence dans la gestion interne de cet « argent de la presse ».
« La HAC reste une instance de régulation et non un corps d’inspection de l’État ou un démembrement de la justice », a martelé le président de l’institution.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre global de la modernisation de la gestion des finances publiques guinéennes. Le rapport demandé vise uniquement à constituer un dossier solide auprès du ministère des Finances afin de garantir le paiement rapide de la subvention 2026. Pour éviter tout blocage, les équipes financières de la HAC sont de nouveau mobilisées pour prêter main-forte aux structures associatives dans la finalisation de leurs documents.
Mamadou Aliou Barry




